Arrêtez d’élever des égoïstes
On’ a déjà fait une vidéo sur ce sujet, mais ça ne m’ a pas laissé partir. J’ai porté cela dans mon cœur depuis des semaines maintenant. Souvent je ne’ pense que nous en tant que parents comprenons vraiment ce que nous’ sommes en train de faire. Nous le faisons sous le couvert de amour—mais si nous’ sommes honnêtes, ce n’est pas toujours de l’amour. Parfois c’est la peur. Parfois c’est la culpabilité. Et parfois c’est simplement plus facile de donner à nos enfants ce qu’ils veulent plutôt que de leur enseigner ce dont ils ont besoin. Et honnêtement, nous glissons dans ça plus vite que nous’ aurions jamais pensé. C’est devenu une habitude plutôt que l’exception. La plupart d’entre nous ne’ remarquons même plus—on le fait simplement, parce que ça semble normal, et parce que tout le monde fait la même chose.
C’est tellement vrai! J’ai vu tellement de parents bien intentionnés placer leur petit bout de chou au centre absolu de leur univers. Je ne dis pas ça de façon jugeante — on a tous la capacité de le faire. C’est un piège dans lequel on peut tous tomber si on ne garde pas une vision claire. La plupart du temps, on ne se rend même pas compte que ça se passe: quelques petits changements d'habitudes, un petit ajustement ici ou là pour le bonheur de l'enfant, et avant même de s'en rendre compte, tout tourne autour d'eux.
Combien de fois avons‑nous posé à nos enfants des questions comme :
“Mon cœur, qu’est‑ce que tu veux manger ?”
“Où veux‑tu aller aujourd’hui ?”
“Comment te sens‑tu à ce sujet ?”
Écoute‑moi bien—il n’y a rien de mal à ce genre de questions dans le bon contexte. Si c’est leur anniversaire, une fête ou un événement spécial, bien sûr tu leur demandes, “Qu’est‑ce que tu veux ?” C’est une façon de montrer de l’amour et de créer un souvenir.
Mais le problème survient quand ces questions deviennent le par défaut, le seul moyen avec lequel nous communiquons avec nos enfants. Quand le rythme constant de la vie familiale est, “Que veux‑tu ? Qu’est‑ce qui te rend heureux(se) ? Comment te sens‑tu ?”
Parce que ce n’est pas moral par nature, c’est souvent difficile à saisir. Nous ne nous soucions généralement pas de ce que nous mangeons, où nous allons, ou ce que nous faisons—et parfois, quand nous sommes fatigués, nous sommes même soulagés de laisser quelqu’un d’autre décider. Mais voici le problème : quand nous remettons constamment ces décisions, un enfant peut facilement devenir accro à être celui qui choisit chaque détail.
Mais ce n’est pas l’appel de la parentalité. Nous ne sommes pas appelés à faire tourner toute notre vie autour de notre enfant. Quand nous faisons cela, nous ne les bénissons pas—nous fardeau les.
Parce que la vérité est, les enfants can’t porter ce poids. Cela les submerge complètement. Ils ne peuvent pas gérer d’être le centre d’attention, le décideur de la famille, celui qui est assis sur le “king chair.”
Et quand ils vivent dans cet espace, ils ne grandissent pas en générosité. Ils ne grandissent pas en patience. Ils ne grandissent pas en service. Ils grandissent en eux-mêmes. La dure vérité, c’est qu’on élève des égoïstes. Et le monde n’a pas besoin d’une autre génération d’adultes égoïstes et privilégiés.
Le monde qui nous entoure est bruyant. Il dit à nos enfants : “Suis ton cœur. Mets-toi en premier. Sois toi-même.” Et nous—sans nous en rendre compte—commençons à répéter les mêmes messages.
À première vue, ça semble inoffensif— même encourageant. Qui ne voudrait pas que son enfant soit confiant, indépendant et sûr de son identité ? Mais si on n’est pas prudent, ces mantras culturels peuvent discrètement façonner notre façon d’élever. Au lieu d’élever des disciples forts et humbles, on risque d’élever de petits égoïstes—des enfants qui ne voient le monde qu’à travers le prisme de moi, moi-même, et moi.
En tant que parents, notre appel est différent. Nous ne sommes pas là pour élever des enfants qui vivent pour eux-mêmes. Nous sommes là pour élever des enfants qui vivent pour le Christ. Des enfants qui savent servir, aimer et marcher humblement. Absolument contre‑culture.
Mais je ne partage pas cela pour faire honte à qui que ce soit. Je le partage parce que j’ai besoin de ce rappel moi‑même. Je dois prendre du recul et demander, “Est‑ce que j’élève mes enfants pour servir, ou est‑ce que je les garde simplement à l’aise ?”
J’espère qu’en partageant aujourd’hui, vous vous sentirez encouragés, pas accablés. Encouragés à briser le cycle. Encouragés à élever des enfants qui savent vivre pour le Christ, pas seulement pour eux-mêmes. Encouragés à croire que vous pouvez vraiment changer la culture de votre foyer, dès aujourd’hui.
La génération selfie : “Tout tourne autour de vous”
Nous vivons dans une culture selfie. Les réseaux sociaux, la publicité, même le divertissement des enfants’s crient souvent un même message fort : “Tout tourne autour de vous !”
Pensez-y :
Kids’ shows mettent souvent en avant un personnage dont les rêves et les désirs passent en premier.
Le marketing promeut l’idée que “tu le mérites” et “la vie devrait te rendre heureux”
Même à l’école, le message est renforcé—“Fais ce qui te semble juste. Suis ta vérité. Mets-toi en premier.”
Bien sûr, nous devrions nous soucier des sentiments de nos enfants. Nous devrions nourrir leurs cœurs et leur offrir un lieu sûr pour exprimer ce qui se passe à l'intérieur. Nous avons déjà beaucoup parlé de l'importance de cela.
Mais voici le danger’s—si notre entier approche parentale tourne autour de les garder à l'aise et heureux, alors sans le vouloir, nous les entraînons à croire que le monde se pliera à eux.
Si maman et papa tournent toujours autour d'eux, ils s'attendent naturellement à ce que leurs profs fassent pareil. Leurs amis aussi. Leur futur patron aussi. Leur conjoint aussi.
Et what’s le résultat ? Des enfants qui deviennent des adultes qui croient honnêtement que tout le monde existe pour satisfaire leurs besoins. Des adultes avec qui il est difficile de travailler, de vivre, ou d’être marié. Des employés égoïstes. Des conjoints égoïstes. Des parents égoïstes.
Le plan de Dieu est différent
La Bible peint une image radicalement différente de la vie.
Philippiens 2:3–4 ordonne :
“Ne faites rien par ambition égoïste ou orgueil, mais, dans l'humilité, considérez les autres comme plus importants que vous‑mêmes. Que chacun de vous ne regarde pas seulement ses propres intérêts, mais aussi les intérêts des autres.” (ESV)
C’est le contraire de la culture du “moi d’abord”.
Même Jésus Lui‑même—le Fils de Dieu—a dit dans Marc 10:45 :
“Car même le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie comme rançon pour plusieurs.” (ESV)
C’est puissant, n’est‑ce pas ? Cela nous donne vraiment une feuille de route claire pour ce qui est nécessaire dans notre parentalité. Si nos enfants vont vraiment suivre Jésus, ils doivent apprendre cette posture d’humilité et de service dès le début.
Parce que voici la vérité—l’humilité ne vient pas naturellement. L’égoïsme le fait. Vous n’avez pas besoin d’enseigner à un enfant comment dire, “À moi !” C’est inné. Ce qui doit être enseigné—encore et encore—c’est la patience, la générosité, et mettre les autres en premier.
Et si nous, en tant que parents, n’intervenons pas et ne les formons pas intentionnellement à l’humilité, vous pouvez être sûr que le monde interviendra et les formera à l’entitlement. La culture est prête et attend de discipliner vos enfants—si vous ne le faites pas.
Alimentons‑nous leur ego sans nous en rendre compte ?
Voici où les choses deviennent inconfortables. Nous devons arrêter de pointer du doigt “la culture extérieure” un instant et demander : Et nos propres foyers ?
Cédons‑nous toujours à leurs exigences juste pour garder la paix ?
Résolvons‑nous chaque conflit pour eux au lieu d’enseigner la patience et le pardon ?
Est‑ce qu’on met leurs sports, activités et désirs au centre de notre vie de famille—en négligeant la Parole de Dieu, la prière et la mission ?
Est‑ce qu’on a plus peur de leur déception que de Dieu ?
Souvent, le problème n’est pas l’ego de nos enfants—c’est le nôtre peur de dire non.
Mais les parents, soyons clairs : dire « no » n’est pas un manque d’amour. Les limites ne sont pas méchantes. Enseigner l’obéissance n’est pas dur. C’est biblique.
Cinq façons de briser le cycle de l’égoïsme
Alors, comment on change de vitesse ? Comment arrêter de nourrir l'ego et commencer à former des disciples centrés sur le Christ ?
Voici cinq façons pratiques et bibliques de commencer :
1. Modèle d'humilité
Les enfants n’entendent pas seulement ce que vous dites ; ils observent comment vous vivez. S’ils vous voient imposer votre façon, couper les autres, ou ne jamais admettre quand vous avez tort, ils copieront cela.
Mais si ils te voient t’excuser quand tu échoues, servir les autres discrètement, et mettre le Christ en premier dans les décisions quotidiennes, ils’ apprendront l’humilité par l’exemple.
Demande-toi : Quand était la dernière fois que mon enfant m’a vu me repentir ? Quand était la dernière fois qu’il m’a vu mettre les besoins de quelqu’un d’autre’s avant les miens ?
2. Enseigne la gratitude au quotidien
Le sentiment de droit et la gratitude ne peuvent pas coexister. L’un tue l’autre.
Intègre la gratitude dans les rythmes quotidiens de ta famille :
Prie avec tes enfants et remercie Dieu pour des bénédictions spécifiques.
À la table du dîner, partagez “trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant aujourd’hui”
Lorsque votre enfant se plaint, redirigez‑le vers la gratitude : “Oui, c’est difficile, mais pour quoi pouvons‑nous remercier Dieu maintenant ?”
Un cœur reconnaissant élimine le sentiment d’être dû et réoriente l’enfant vers la générosité de Dieu.
3. Attribuez de vraies responsabilités
Les corvées ne sont pas une punition. Elles sont une préparation. Elles enseignent la gestion, la responsabilité et le service.
Lorsque les enfants plient le linge, balaient le sol ou aident à préparer les repas, ils apprennent deux leçons clés :
La vie ne tourne pas autour d’eux.
Servir les autres fait partie d’être dans la famille de Dieu.
Commence petit, mais reste constant. Et ne les paie pas pour les corvées—le service n’est pas toujours récompensé par de l’argent. Parfois, c’est simplement la bonne chose à faire.
4. Rediriger les louanges vers Dieu
Bien sûr, encouragez vos enfants ! Mais faites attention à la façon dont vous le formulez. Au lieu de dire seulement, “Vous êtes incroyable!” ou “Vous êtes le meilleur!”—ramenez-les vers le Donneur.
Dites des choses comme :
“Regarde comme Dieu t’a donné du talent en maths. Comment peux‑tu l’utiliser pour bénir les autres ?”
“Wow, tu as joué cette chanson magnifiquement. Remercions Dieu pour les talents qu’il t’a donnés.”
Cela aide ton enfant à voir ses forces non pas comme un piédestal pour soi, mais comme une plateforme de service.
5. Servir ensemble en famille
Ne te contente pas de parler de service—fais-le. Trouve des façons de servir en famille :
Apporte des repas à un voisin dans le besoin.
Prie régulièrement pour les missionnaires.
Faire du bénévolat ensemble à l'église.
Rendre visite à quelqu'un qui se sent seul.
Quand les enfants voient le service intégré dans le quotidien de la famille, ça devient naturel pour eux aussi. Ça a été une partie très importante de notre propre parcours familial. Au fil des années, Dieu nous a offert tant d'opportunités de servir ensemble.
Au début, on a commencé à préparer chaque année des cadeaux de Noël pour les enfants en Roumanie. Je n’oublierai jamais d’emmener nos enfants faire les courses pour ces boîtes. Au lieu de choisir des jouets ou des gadgets, on mettait des choses comme des brosses à dents, du savon et des gants dans le panier.
Et je peux encore voir le regard sur le visage de nos enfants’ — absolument stupéfaits que ces besoins simples du quotidien puissent apporter tant de joie à un autre enfant. Ça a ouvert leurs yeux d’une façon qu’aucune leçon ne pourrait jamais faire. C’était du service en action.
Le pouvoir de l’obéissance dans la formation
Voici’ une autre vérité que’ souvent négligée : les enfants doivent être formés à l’obéissance.
Nous vivons à une époque où les parents confient souvent le pouvoir de décision à des enfants bien trop jeunes. “Quel repas voulez‑vous ? Où voulez‑vous aller ? Que voulez‑vous porter ?”
Cela peut sembler valorisant, mais cela entraîne en réalité les enfants à croire que ils décident de tout. Cela alimente l’illusion que la vie s’adapte à leurs préférences.
Au lieu de cela, nous devons leur enseigner l’obéissance avec amour mais fermement. En tant que parents, nous prenons des décisions pour leur bien—pas parce qu’on veut contrôler, mais parce que Dieu nous a confié le rôle de diriger nos foyers.
Quand les enfants apprennent à obéir à leurs parents, ils apprennent aussi les bases pour obéir à leurs professeurs, à la police, à leur patron et, en fin de compte, à Dieu.
Pourquoi c’est plus important que jamais
Parents, la vérité est dure mais nécessaire : le monde n’a pas besoin de plus d’adultes égocentriques. Il n’a pas besoin d’une autre génération de jeunes qui croient que la vie consiste à suivre leurs sentiments, écouter leur cœur et se mettre en premier.
Le monde a besoin de jeunes hommes et femmes qui reflètent le Christ. Des enfants qui deviennent des adultes qui :
Aimez leurs conjoints de façon sacrificielle.
Servez leur Famille.
Travaillez avec diligence, non pas pour leur propre gloire mais pour Dieu’s.
Élevez la prochaine génération pour qu’elle fasse de même.
C’est pourquoi la parentalité compte. C’est pourquoi le discipulat à la maison compte. Parce que les petits choix quotidiens que vous faites—que vous cédiez, que vous fixiez des limites, que vous montriez l’humilité—façonnent non seulement l’avenir de votre enfant, mais aussi l’avenir de l’église et du monde.
Le but ultime : Mourir à soi‑même, vivre pour le Christ
Au final, nos enfants n’ont pas seulement besoin de “croire en eux-mêmes”. Ils n’ont pas besoin de plus de discours motivants sur à quel point ils sont spéciaux ou que le monde doit tourner autour d’eux.
Ils ont besoin de quelque chose de bien plus grand.
Ils doivent mourir à eux-mêmes. Et ils doivent vivre pour le Christ.
Jésus a dit dans Matthieu 16:24–25:
“Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui‑même, prenne sa croix et me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie pour mon nom la trouvera.”
C’est le seul chemin vers la vraie joie. Pas d’obsession de soi. Pas de droit. Pas d’ego. Mais la reddition. Le service. L’amour.
Encouragement final
Alors, parent, laissez‑moi vous demander aujourd’hui : élevez‑vous involontairement des égoïstes ? Ou élevez‑vous intentionnellement des disciples ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas trop tard pour changer de vitesse. Commencez dès aujourd’hui en modélisant l’humilité, en enseignant la gratitude, en attribuant des responsabilités, en redirigeant les louanges et en servant ensemble. Commencez dès aujourd’hui en faisant du Christ—et non du confort de votre enfant— le centre de votre foyer.
Parce que lorsque nous cessons d’élever des égoïstes et commençons à former des disciples, nous n’changeons pas seulement nos familles. Nous transformons la société. Une famille à la fois !
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